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GRANDES AVENTURIÈRES

Aventurière, en voilà un mot qui au féminin dévie (encore) le sens qu’il porte au masculin ! Il en est pourtant des voyageuses, des bourlingueuses, des baroudeuses, des découvreuses et même des curieuses entomologistes ignorées ou passées à la postérité. Elles s’appellent Alexandra David Néel, Anita Conti, Titayna, Ella Maillart, Isabelle Eberhardt, Margaret Mead. Journalistes, écrivaines, toutes sont animées d’un farouche désir de liberté. Du scandale de leur fuite au succès des récits de voyages, l’aventure au féminin débute véritablement vers 1850. Inventivité, endurance, sang-froid, volonté, doublé d’un solide sens de l’humour, telles sont leurs qualités hautement requises.

En lectures de leurs aventures… déroutantes

En paroles, grâce au livre d’Alexandra Lapierre et Christel Mouchard,  Elles ont conquis le monde, portraits de ces anglaises, françaises, américaines aussi raisonnables qu’excentriques.

Le matérialisme de l’Occident pèse sur notre vie comme une tare. D’avoir fait travailler notre esprit, nous avons affaibli notre corps, il ne sait plus vivre de fruits et de riz et l’eau contenant des souillures invisibles le détruit. D’avoir exercé notre réflexion, nous avons tué notre instinct et seul un long effort de raisonnement nous amène une solution que le primitif a trouvée d’emblée. De ces incursions en Terres Libres, l’Aventureux garde un goût d’amertume, car elles lui font sentir le poids de ses chaînes. Seul est malheureux celui qui sait son malheur, de même sans doute les derniers Toradjas ne sont-ils pas heureux, de ne pas connaître leur bonheur, ni sa destruction proche.                                                             Titaÿna

« J’aime la puissante humeur vagabonde de Titaÿna, parce qu’elle est curieusement humaine et qu’elle sait abandonner à temps la langueur d’un coucher de soleil sur la mer afin de gagner un but que je ne connais pas, mais pour la conquête duquel elle joue le jeu franchement. Je ne sais ce que sera l’avenir de cette jeune femme énergique et nerveuse, mais en dehors de ses dons littéraires on peut le lui prédire brillant. Pour avoir maintes fois risqué sa vie, nul ne pourra lui reprocher la moisson trop belle. Elle sait le prix des souvenirs qu’elle engrange comme du blé et son attitude dans la vie se fortifie au contact d’autres attitudes non moins exceptionnelles : celles des coureurs d’aventures qu’elle rencontra sur les trois routes contemporaines de la terre, du ciel et de l’eau ».     Pierre Mac Orlan

gourmandises

DE MOTS EN METS,

SAVEURS D’EPICES

Des mots à la bouche, des saveurs en mémoire, un voyage de goûts,  des drogues aromatiques, piquantes, passionnées mais encore un menu d’histoires, avec Une maîtresse des épices, régnant sur une curieuse épicerie indienne; A rebours d’une langue hongroise goûtée goulûment dans un Bazar Magyar; En détour par Tanger, un régal algérien, de quoi aiguiser La gourmandise d’un critique gastronomique. Mais nourrir, aimer…Quand les femmes prennent les hommes en sandwich dans La colère des aubergines et que dire du Cuisinier tamoul et de son dîner mordant, enivrant; Et pour finir, une salade de persil hautement assaisonnée depuis la Grèce des Liaisons culinaires.

Divakaruni Chitra; Viviane Chocas; Bulbul Charma; Martin suter; Muriel Barbery; Andreas Staïkos

FEUILLETÉ DE CHOCOLATS

En sa cabosse, fèves de légendes, traditions orales des indigènes, récits émerveillés des conquistadores. Le cacao entre réalité et imaginaire dispute ses origines. Mais au revers de la tablette, un historique de plantations et ses ballots de servitude. Phénomène social, économique ou symbole de la gourmandise universelle, le chocolat est alors le héros de romans épicés, nostalgiques ou même policiers rédigés par des écrivains croqueurs de carrés, buveurs de tasse ou dégustateurs de fondant.

« Ce fut alors que je naquis, à l’âge de deux ans et demi, en février 1970, dans les montagnes du Kansai, au village de Shukugawa, sous les yeux de ma grand-mère paternelle, par la grâce du chocolat blanc. » Amélie Nothomb