Lectures & performances

LECTURE CONFÉRENCE

POIRE CONFÉRENCE

Du sérieusement absurde,  du loufoque scientifique, géométrique, métaphysique, 
du fruitier avec ou sans poire, 
et de l’être avec ou sans néant.

« Or donc, qu’est-ce qu’une conférence sinon… une poire, une poire dont on ferait le tour. Et une poire dont on ferait le tour serait une circonférence… sinon elle serait mangée. »
« Or donc, le vrai fruit de la poire n’est pas la poire, mais le trognon ! Ce vrai véritable du trognon, il n’est que temps de le reconnaître et même, disons-le tout net, de l’admirer. »

H. Lanscotte

«  La tulipe, quand elle n’a plus qu’un pétale, fait une fort belle cuillère à soupe extrêmement peu commode, en revanche, car la tige devenue manche demeure souple, trop souple. » E. Chevillard

Une conférence sur la Conférence, sur la Poire Conférence. L’idée est de bon sens, mais Hélène Lanscotte s’avise du sens inverse, du non sens et même de la circonférence de la Conférence. Sa parole dérape ainsi sur quelques peaux littéraires, textes d’écrivains largement pourvus en humble férocité, autrement nommée : humour. Eric Chevillard, Francis Ponge, Raymond Queneau, Jacques Rebotier ou encore Jacques Rouxel sont les quelques émérites auteurs conviés à cette conférence.

LECTURES MUSICALES

BELGE ET REBELGE

avec Maxime Perrin

La Belgique se clame, se revendique, surtout quand on n’est pas belge. Jacques Darras l’annonce dans son livre Moi, j’aime la Belgique !  Quant au poète Jean Pierre Verheggen, il se dit Belge et rebelge à tout esprit de sérieux. Fille du nord, voilà qui me va bien. Avec ou sans accent, à pied sec ou sous la drache, à déguster chicons, bière, frites et moules, partons cahoter sur pavés humoristiques en langue tourneboulée. En complicité musicale, l’accordéoniste de jazz Maxime Perrin converse en dynamique avec ces voix, rehausse en airs digressifs le Plat Pays, Bruxelles ma belle et même l’hymne national belge !

www.maxime-perrin.fr

SIMPLEMENT DESCENDU D’UN ÉTAGE

avec Aude Halary à la harpe

Lecture intégrale de « Simplement descendu d’un étage » d’Hélène Lanscotte accompagnée par Aude Halary à la harpe électrique.

DES NOUVELLES JARDINIÈRES

avec Aude Halary à la harpe

Parfums de la réminiscence
Langage des fleurs
Amour bouquet
Potagères semailles
Enfance à replanter…

Un bouquet choisi de
Sido de COLETTE
Bouvard et Pécuchet de Gustave FLAUBERT
La Ronce d’Hélène LANSCOTTE
Je préfère les fleurs de Jacques REBOTIER
Ruines-de-Rome de Pierre SENGES
Caisses de Christophe TARKOS
Alphabet de Paul VALÉRY
Le Langage des fleurs de Louise de VILMORIN

OPÉRA DIVAS

Fictions vocales, réelles mémoires en 33 tours

Divas, « déesses de l’art lyrique; objets de tous les fantasmes ; esclaves sacrifiées à leur art, aux compositeurs et au public ».

DIVA CALLAS bien sûr, parce qu’elle a, après la Seconde Guerre mondiale, été LA ASSOLUTA. Celle qui a redonné à l’opéra un nouvel éclat. Parce que sa voix fut puissante et virtuose ; sa présence scénique charismatique.

PRIMA DONNA CRESPIN, la magnifique cantatrice, à la scène comme à la ville.

CALLAS, CRESPIN, contemporaines des années 1950, 60, 70 ; destins croisés parfois. Une même passion pour la vie, la musique, le public.

Ce n’est pas seulement leurs voix de sopranos dans leurs plus beaux rôles de Norma, Traviata ou Carmen que je vous convie à entendre sur des enregistrements d’époque, mais leurs voix de femmes évoquant joies et difficultés de leurs internationales carrières. Conteuse méridionale de talent révélée dans ses Mémoires pour Régine Crespin. Intimité de Lettres d’amour ou personnage fictionnel pour Maria Callas.

Ponctuation de microsillons, en 33 tours vinyles

Détours littéraires avec Carmen de Mérimée, La Dame aux Camélias d’A. Dumas fils.

Tragédie, héroïsme, mythe, OPÉRA
Travail, exigence, doute,  HUMANITÉ

« Une Prima Donna, qu’est-ce que c’est ? Traduit directement de l’italien : première dame. D’après le Petit Robert : première et principale chanteuse d’un opéra. Pour les connaisseurs, c’est l’article, le  » LA  » , La Stupenda ! La Assoluta ! La Unica ! La Divina ! La Diva ! La Callas ! Pour beaucoup, la Diva, c’est une dame, imposante, ou non, déesse un peu lointaine à l’odeur mythique qui doit vivre dans un palais, entourée de fleurs rares, d’adorateurs qui portent son chien ou son manteau jusqu’à la longue voiture qui attend toujours à la porte, une créature capricieuse qui se réveille et s’endort avec un champagne rosé. J’exagère ! Oh ! à peine… »
RÉGINE CRESPIN, A LA SCÈNE A LA VILLE

DON QUICHOTTE DE LA MANCHE

avec le guitariste Pierrick Hardy

Laissons à Don Quichotte, le dévoreur de livres, lire sa vie tandis que nous lisons la sienne…
Écoutons les aventures du célèbre chevalier à la triste figure…
Prêtons l’oreille à l’oralité de ce roman de la Renaissance initiant la voie de la modernité…
… et, qu’aux dialogues de ce fanfaron réponde le caractère trempé d’une guitare,
que la liberté de ton de Cervantès guide le jeu du musicien,
qu’enfin, sonorités de mots, sonorités de cordes résonnent en reconnaissance du plus fou et du plus sage des héros de la littérature mondiale !

Extraits choisis des deux volumes parus en 1605 et 1615 traduits de l’espagnol par Claude Allaigre, Jean Canavaggio et Michel Moner (Gallimard, 2010) 

Compositions et improvisations de Pierrick Hardy

Compositions des XVIe et XVIIe siècles de Luys de NARVÁEZ (1538), Enríquez de VALDERRÁBANO (1547) et Francisco

LECTURES PERFORMANCES EN DUO

PENSE-BÊTES

avec Christophe Bonzom

Christophe Bonzom et Hélène Lanscotte, artistes performeurs, proposent un duo intitulé Pense-Bêtes. Son thème : le rapport complexe qu’entretient aujourd’hui l’Homme à l’Animal.

Pour cela, Pense-Bêtes convoque, sous la forme d’une joute oratoire musclée mais tendre, à la fois les pensées contrastées de philosophes, poètes, scientifiques, écrivains et leurs regards d’artistes. L’enjeu de cette prise de parole est de questionner nos contradictions mais surtout d’éveiller notre sensible à l’autre vivant.

Pour informations, contact : La Cie Les Intranquilles https://lesintranquilles.fr

LA SPIRALE TARKOS

avec Christophe Bonzom

Christophe Tarkos (1963-2004) était un poète-performeur. 
 
Ainsi se définissait-il : « Je suis un poète qui défend la langue française contre sa dégénérescence, je suis un poète qui sauve sa langue en la faisant travailler, en la faisant vivre, en la faisant bouger. » 
 
Son écriture procède d’une rumination de la langue, d’une mécanique implacable qui malaxe la syntaxe. Christian Prigent, avec qui il partagea des lectures-performances, écrit à son sujet : « Avec les textes de Tarkos, nous voyons à nouveau la langue infidèle refluer sur le sable instable du réel. Ce reflux abandonne une écume de rien du tout, un presque rien volatil qui aère l’opacité du monde comblé de choses à vendre, d’images chromos, de corps lourds, de pensées soumises, d’âmes angoissées. Ce presque-rien

qui revient sans cesse inquiéter l’idylle ahurie entre choses et langues, ça s’appelle peut-être poésie. »

Quant à son éditeur, P.O.L, il dit de cette poésie : «  la charge de désarroi et d’ironie, son emportement hébété me paraissent fondamentalement subversifs, et pour longtemps» .

Hélène Lanscotte et Christophe Bonzom proposent un dialogue à travers quelques-uns de ses textes. Une conversation musclée qui dévide le fil hypnotique de ces ressassements, ritournelles, monologues farfelus, de ces presque-rien.
 
Les textes sont extraits de PanAnachronismeCaisses, parus chez P.O.L.
 

Crédit photo / Quennefer

D’autres lectures sont proposées par le biais de la Compagnie La Voie des Livres.